Cet article est la partie 4 de la série « Indépendance réelle après le chômage ».
Le moment est venu. Vous avez développé l'état d'esprit adéquat, peut-être même suivi la mesure FSE, et le jour J est à nos portes. La désinscription du RAV.
Pour beaucoup, cette étape s'accompagne de sentiments très mitigés. D'un côté, une immense fierté : le premier client, le premier argent gagné, une véritable indépendance. De l'autre, la peur qui guette : et si cela ne suffisait pas ? Et si j'échouais ?
Cet article est votre guide pour un exit propre et professionnel du système du RAV.
Le timing est tout : quel est le bon moment ?
La plupart tardent le plus possible à se désinscrire. Pourtant, comme décrit dans la partie 2 de cette série : la cage dorée des indemnités journalières peut vous bloquer.
Le bon moment pour faire le cut est venu lorsque :
- Les fondations sont posées : votre business plan est solide, votre offre est claire et vous avez reçu les premiers signaux positifs du marché (premiers leads ou même premiers clients payants).
- La mesure FSE touche à sa fin : si vous avez bénéficié du soutien à l'exercice d'une activité indépendante (FSE), la fin de la phase de planification constitue de toute façon le moment défini pour votre lancement.
- Le conflit de focalisation devient trop important : lorsque vous remarquez que les rendez-vous du RAV et les candidatures obligatoires vous demandent plus d'énergie qu'ils ne vous apportent de sécurité financière, et que vous avez impérativement besoin de cette énergie pour votre entreprise.
N'attendez pas la perfection absolue. L'esprit d'entreprise comporte toujours une part de risque. Si vous êtes prêt à 80 %, il est temps de sauter le pas.
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L'exit propre : checklist pour la désinscription du RAV
Une sortie professionnelle du système du RAV évite les problèmes ultérieurs et vous protège au mieux.
1. Une communication transparente avec le conseiller
Jouez cartes sur table. Informez suffisamment tôt votre conseiller du RAV de vos projets. La plupart des conseillers réagissent très positivement à la démarche vers l'indépendance ; après tout, leur objectif est de vous réintégrer sur le marché du travail – même si vous créez désormais votre propre emploi.
2. Le formulaire « Indications de la personne assurée » (IPA)
Sur votre formulaire mensuel, vous indiquez à partir de quand vous exercez une activité indépendante. À partir de cette date, vous ne vous tenez plus (ou seulement partiellement) à la disposition du marché du travail.
Important : si vous vous lancez entièrement à votre compte et ne êtes plus placé sur le marché du travail, votre droit aux indemnités journalières prend fin. Désinscrivez-vous officiellement auprès du RAV et de la caisse de chômage (ALK).
3. L'indépendance partielle comme passerelle ?
Beaucoup choisissent la voie de l'indépendance partielle (p. ex. 50 % sa propre entreprise, 50 % recherche d'emploi). C'est en principe possible et cela vous permet de continuer à percevoir des indemnités journalières au prorata pour le taux d'occupation restant.
L'obstacle : vous devez prouver au RAV que vous êtes disponible à 100 % pour le placement concernant le taux restant et vous devez continuer à rédiger les candidatures obligatoires correspondantes. Réfléchissez bien si vous voulez assumer cette double charge ou si un cut franc n'est pas la meilleure option pour avoir un plein accès à votre concentration.
4. Inscription SVA / AHV
Dès que vous êtes indépendant, vous devez vous inscrire auprès de la caisse cantonale de compensation (SVA) en tant qu'indépendant. Le RAV ne le fait pas pour vous ! Vous êtes désormais responsable de vos propres cotisations de sécurité sociale. Préparez vos premières factures ou vos premiers contrats, car la SVA exige souvent des preuves de votre activité entrepreneuriale avant de vous reconnaître comme « indépendant ».
5. Clarifier la caisse de pension (BVG)
En tant qu'indépendant (entreprise individuelle), vous n'êtes pas obligatoirement assujetti à la BVG. Cependant, vous devriez vous occuper de manière proactive de la gestion de votre avoir de vieillesse de la caisse de pension (p. ex. le transférer sur un compte de libre passage) et de la manière de continuer à vous assurer à titre facultatif.
Le « filet de sécurité » après la désinscription
Ce que beaucoup ignorent : toute personne qui se lance dans l'indépendance après une période de chômage et échoue sans faute de sa part (p. ex. pour des raisons économiques) peut, sous certaines conditions, percevoir à nouveau des indemnités journalières, à condition que le délai de cadre pour l'octroi des prestations n'ait pas encore expiré.
La caisse de chômage (ALK) vérifie alors s'il existe encore un droit résiduel tiré de votre ancien délai de cadre. Cela signifie que vous ne tombez pas nécessairement dans le vide si le projet d'« indépendance » ne fonctionne pas la première année. Clarifiez toutefois ces détails de manière ferme avec votre caisse de chômage avant la désinscription, car le cadre légal peut évoluer.
Conclusion : célébrez le cut !
La désinscription du RAV n'est pas un acte administratif quelconque, c'est une étape majeure. C'est le jour où vous reprenez à 100 % la responsabilité de votre avenir professionnel entre vos mains.
Tournez la page du chômage, célébrez votre premier vrai client et mettez toute votre énergie dans ce qui compte désormais : votre propre entreprise PARAT.


